samedi, septembre 23, 2006

Insécurité, sans papiers...

Nicolas Sarkozy rebondit cette semaine sur l'affaire des CRS pour réaffirmer son positionnement et le renforcer s'il était besoin en matière de sécurité. Il cherche sans doute à faire oublier le sujet des sans-papiers dans lequel il s'enlisait lentement tandis que les médias nous montrent les cas individuels, désépérés et attendrissent l'opinion avec l'aide des membres du sport/show-biz. Il faut dire qu'il y a de quoi. Imagine-t-on un instant qu'un immigré clandestin n'est pas par définition un être désepéré qui fuit une misère totale ? Mais est-ce une réponse au problème à long terme. Enfin, il n'y a pas de bonne réponse en la matière...
Reste le sondage de ce week end sur la sécurité et le très intéressant positionnement de Sarkozy au sein même du camp socialiste où il est plus crédible que tous les candidats sauf Ségolène Royal. Il est vrai qu'aucun candidat socialiste ne s'est vraiment défini par rapport à ces sujets...
A part les invectives et les critiques gratuites, je n'ai pas vraiment entendu du nouveau dans le camp socialiste à vrai dire. Préoccupés par l'investiture les candidats n'ont pas fait preuve d'originalité dans les idées. La candidate en chef est même partie à la recherche d'un programme à travers son blog... Chers élécteurs, à vous de faire le programme de vos démagogues. Sans propositions ni idées, sans projets ni volonté, ils vout diront ainsi ce que vous voulez entendre. C'est ce que nous avons eu depuis 25 ans, tout bord confondu.
A ce stade je ne vois pas comment la gauche peut battre le candidat de l'UMP... à moins que... il est au pouvoir et le pouvoir use.
N'empêche que depuis plusieurs mois Sarkozy pose les jalons de son programme politique. Insécurité donc, Immigration, Intégration avec le tour de force de rassurer les élécteurs les plus à droite sans inquiéter ceux du centre. Le voyage à New York le positionne un peu plus comme un présidentiable, servi d'ailleurs par le stupide commentaire de Fabius. Son second, François Fillon, lance le sujet des régimes de retraite spéciaux... Tous se gardent bien de parler de la dette publique. Comment tout faire en dépensant moins ?

dimanche, septembre 17, 2006

Fabius au grand oral

Et d'entendre Laurent Fabius dire au grand oral socialiste que Nicolas Sarkozy se fixe comme objectif d'être le caniche de George Bush... C'est peu surprenant venant de lui mais il est triste de voir la dérive de cet homme, ancien premier ministre et dauphin de François Mitterrand, un homme politique au pedigree impeccable qui peu à peu a sombré dans le populisme le plus lamentable pour finir par trahir ses propres idées dans un improbable "virage à gauche" qu'il cherche à incarner.
Il est vrai que depuis le referendum sur la constitution Européenne plus rien ne lui est impossible. Le fameux "plan B", cet odieux mensonge a sans doute beaucoup fait pour rallier au camp des opposants des élécteurs socialistes plus modérés. Le parti pris de Fabius a certainement aussi contribué à obscurcir le débat et à brouiller les réponses. Il n'est certes pas le seul responsable de la défaite du oui mais il a beaucoup fait. Se présenter aujourd'hui comme un européen n'est qu'un mensonge de plus pour cet homme qui n'a désormais plus aucune intégrité politique.
Quant à son attaque sur Nicolas Sarkozy, elle est aussi inutile et inefficace qu'elle est minable. Qu'on apprécie ou pas le président de l'UMP, on peut difficilement l'accuser d'être à la solde des américains, en tout cas pas sur la base d'un voyage de commémoration des attentats du 11 septembre, à l'heure où la France est publiquement mise à l'index par les terroristes d'Al Qaida. L'heure est bien sûr au rapprochement des deux pays, l'ancien premier ministre le sait bien... mais cet homme là, l'homme d'état, n'est plus. Il ne reste de Fabius que l'affligeant spectacle du démagogue sans avenir, du politicard sans valeurs et sans projet, celui que l'on ne respecte plus.

dimanche, juillet 09, 2006

Allez les bleus (v.4)

Et non, cette fois le miracle n'aura pas eu lieu... L'Italie emporte son quatrième titre de coupe du monde.

vendredi, juillet 07, 2006

Allez les bleus (v.3)

Et ce fut au tour des Portugais. Sans la manière, l'air fatigués mais si heureux d'avoir marqué puis tenu.
Et puis c'est la finale dimanche prochain, avec un rêve de deuxième victoire en Coupe du Monde pour un bon nombre des joueurs de l'équipe. Un rêve impensable il y a seulement un mois. Ha! le pied de nez au destin.

lundi, juillet 03, 2006

Allez les bleus (v.2)

Ils ont donc gagné, battu le Bresil, les favoris et voici les pestiférés d'hier devenu les héros d'aujourd'hui. Le sport a ça de magique que les sportifs se réinventent un destin avec chaque épreuve. Il y a de l'épique, du mythique. D'ailleurs on dit c'est "énorme" ou encore "Zidane est génial". Ce qui me frappe c'est le ressenti profond d'une nation pour ses joueurs de football. Aucun jeu n'est vraiment capable de ça. On y arrive presque pendant les JO mais ils y a trop d'épreuves différentes alors que là, un pays s'incarne dans ces vingt-trois joueurs (certains d'ailleurs ne jouant jamais). On souffre, on retiens sa respiration. D'aucuns pleurent s'ils perdent (ah ces supporters brésiliens, on a envie de les consoler tellement leur dévotion est respectable et sympathique et leur football plein de grâce). Et les mêmes dans 4 ans seront à nouveau au rendez vous, pleins d'une envie neuve, sans arrière pensée.
La coupe du monde un éternel retour...

Bon assez divagué, il faut battre le Portugal maintenant !

samedi, juillet 01, 2006

Allez les bleus !

lundi, juin 26, 2006

Chirac et bla bla bla

Notre cher président nous a gratifié ce soir d'une nouvelle intervention fracassante. Car il s'agit bien d'un coup de tonnerre... tout va bien. Le gouvernement fait bien ce qu'il attend de lui, la France ne se porte pas si mal, il n'y a donc pas de quoi s'énerver, remplacer, changer: on est dans la sé-ré-ni-té !

Eh bien pour une fois je suis d'accord avec Julien Dray, il n'y a vraiment que lui pour croire ça.

Etrange quand même quand il est clair que politiquement il est mort, alors qu'il devrait se préoccuper de ce qu'il va laisser derrière lui, on ne trouve que ce sinistre rien, cet immobilisme affligeant, comme ces vieilles gens qui ont peur du traffic et qu'il faut aider à traverser la rue.

Il ne laissera donc derrière lui que l'image du plus mauvais de lui-même, le vide et l'inaction, l'absence de vision et de projet. Il restera aussi la lutte mais une lutte opaque et sourde pour le pouvoir. Et voilà le pouvoir vous l'avez eu M. le Président et qu'en avez vous fait...il est bien pauvre le bilan.

Il y a un peu moins d'un an avant l'élection et voilà quelques idées : la refondation des institutions, le déficit publique, la réforme de l'Etat, le service minimum, la fin des 35 heures, une vraie chance aux PME et l'Europe ?

Ah oui l'Europe, cette idée grandiose que vous avez enterrée, vous et toute la bande de médiocres arrivistes et de démagogues de tout bord. Notre seule planche de salut, ce qu'il reste d'espoir pour sauver un peu de la grandeur de notre civilisation.
Nous sommes comme la Grèce ancienne, riches de monuments, d'histoire et de culture, émiettée et impuissante à s'unir, gangrénée par notre suffisance, notre arrogance, notre soi-disant modèle social et notre exception culturelle. Mais où est Alexandre ?

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